La dimension économique de la réforme est au centre des discussions et suscite des interrogations légitimes. Selon les estimations initiales du gouvernement, le coût de cette mesure pour la Sécurité Sociale et les organismes complémentaires pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d’euros par an. Ce montant, considéré comme lourd, est notamment lié au prix élevé des fauteuils électriques et des modèles sur mesure, dont la demande devrait augmenter significativement.
Toutefois, les promoteurs de la réforme avancent qu’un retour sur investissement (ROI) se matérialisera à long terme. Cet argument se base sur plusieurs hypothèses : une meilleure mobilité entraînerait une réduction des coûts de santé indirects, tels que les frais liés aux hospitalisations dues aux complications du manque de mobilité (escarres, chutes) ou aux heures d’aide à domicile. De plus, un accès facilité à l’emploi pour les personnes en situation de handicap augmenterait les recettes fiscales et les cotisations sociales, contribuant positivement à l’économie nationale. Ces bénéfices restent des projections et leur ampleur réelle ne pourra être mesurée qu’après plusieurs années d’application. Le débat économique demeure ouvert entre la réalité d’un coût immédiat et la promesse d’un bénéfice futur.
