J’ai été médecin en rééducation pendant vingt ans. J’ai dirigé un service hospitalier, formé des étudiants, écrit des ouvrages, accompagné des centaines de patients dans leur retour à la vie quotidienne. Et pourtant, une évidence s’est imposée : malgré nos succès cliniques, malgré la qualité des soins prodigués à l’hôpital, trop de progrès s’érodaient une fois la porte franchie. Les patients repartaient avec des exercices, des conseils, parfois un fauteuil adapté ou une ordonnance de kinésithérapie. Mais que se passait-il ensuite ?
Souvent, les familles se retrouvaient seules. Les auxiliaires de vie n’avaient pas reçu les informations essentielles. Les aidants improvisaient. Les plannings se chevauchaient. Un exercice prescrit par le médecin n’était pas repris à domicile, faute de transmission claire. Une consigne de prévention des chutes restait lettre morte, car le logement n’avait pas été adapté. Ce que nous gagnions en clinique se perdait dans le quotidien.
C’est ce constat qui m’a poussé à quitter ma zone de confort. J’ai décidé de réinventer ma pratique en devenant coordonnateur d’autonomie. Concrètement, mon rôle est d’orchestrer le travail des auxiliaires de vie à domicile, de relier les familles, les aidants et les professionnels de santé, et de garantir que le projet de vie du patient ne reste pas une idée théorique, mais devienne une réalité.
Aujourd’hui, à travers Jamacare (jamacare.kinexa.ai), j’ai créé une plateforme et un service qui combinent mon expérience médicale avec une approche organisationnelle innovante.
L’aide à domicile, colonne vertébrale du maintien de l’autonomie
On parle beaucoup d’innovation technologique, de nouveaux médicaments, de robots d’assistance. Mais la réalité est plus simple : ce qui change la vie au quotidien, c’est la présence d’une personne fiable, formée, respectueuse. Ce sont les auxiliaires de vie.
Elles et ils sont la colonne vertébrale du maintien à domicile. Ce sont eux qui assurent la toilette, les repas, les déplacements, les sorties, la stimulation cognitive et sociale. Sans eux, aucun projet d’autonomie ne tient debout.
Et pourtant, ces professionnels essentiels sont trop souvent invisibles, mal coordonnés, insuffisamment soutenus. Leur travail est fragmenté, mal reconnu, et leur potentiel reste inexploité.
C’est là que mon rôle de coordonnateur d’autonomie prend tout son sens : je ne suis plus le médecin qui prescrit, mais celui qui organise, qui soutient, qui traduit les besoins cliniques en consignes opérationnelles pour les équipes à domicile. Je suis l’interface entre le projet médical, le projet familial et le projet de vie.
La téléassistance comme filet de sécurité
À côté des auxiliaires de vie, un autre outil est essentiel : la téléassistance. C’est le filet de sécurité invisible qui rassure les familles, qui protège les personnes âgées ou handicapées lorsqu’elles sont seules. Un bouton d’appel, une montre connectée, un capteur de chute : autant d’outils qui ne remplacent pas la présence humaine, mais qui garantissent qu’en cas d’urgence, personne n’est abandonné.
Dans Jamacare, la téléassistance est intégrée comme une composante à part entière du projet d’autonomie. Elle n’est pas un gadget, elle est un prolongement du travail des auxiliaires de vie. Là où ces derniers assurent la présence quotidienne, la téléassistance couvre les moments de solitude. Ensemble, ils forment un continuum.
Une nouvelle mission, une nouvelle offre
Avec Jamacare, j’ai voulu créer un modèle simple :
Un service d’aide à domicile structuré, avec des auxiliaires de vie formés, accompagnés, valorisés.
Une coordination de l’autonomie claire, pilotée par quelqu’un qui connaît les enjeux cliniques et les réalités organisationnelles.
Une téléassistance intégrée, fiable, discrète, pour que les familles dorment sereinement.
C’est cette articulation qui fait la différence. Ce n’est pas un empilement de services, c’est un système intégré.
Une invitation
Aujourd’hui, je sais que j’ai changé de rôle, mais pas de mission. Je reste au service des personnes fragiles. J’ai seulement déplacé mon action : de la salle de consultation vers le salon des patients, du bureau de chef de service vers la gestion de plannings d’auxiliaires de vie.
Et je crois que c’est là que je suis le plus utile : en transformant ma connaissance clinique en une organisation efficace, respectueuse et durable.
Si vous cherchez un service d’aide à domicile fiable, coordonné et sécurisé, si vous souhaitez un interlocuteur qui comprend à la fois la clinique et l’organisation, alors je vous invite à découvrir jamacare.kinexa.a
