Le décret de la réforme des SAD insiste sur la coordination des soins et de l’aide, mais la mise en pratique reste floue. Le rôle du coordinateur d’autonomie se distingue par une approche plus subtile et plus efficace. Il ne se substitue pas aux professionnels de santé, une ligne qu’il est crucial de ne pas franchir, mais agit comme un précieux collecteur d’informations. En observant le quotidien de la personne accompagnée, en échangeant régulièrement avec les auxiliaires de vie et en s’appuyant sur des outils de télésurveillance simples, il est capable de repérer des changements subtils : une modification de l’humeur, une nouvelle difficulté à se déplacer, des repas moins réguliers, un sommeil perturbé. Ces « indices », collectés directement sur le terrain et via la technologie, sont ensuite transmis aux professionnels de santé (médecin traitant, infirmier, kinésithérapeute) pour qu’ils puissent ajuster leur prise en charge de manière proactive. Cette approche valorise pleinement le rôle d’observation des auxiliaires de vie, qui deviennent des acteurs à part entière du plan de santé, sans en avoir la responsabilité directe. C’est une innovation essentielle pour anticiper les risques d’hospitalisation et garantir une meilleure qualité de vie, répondant ainsi à l’esprit du législateur qui encourage une prise en charge plus réactive et préventive. Le tout est d’assurer une coordination fluide et humaine pour les familles et les professionnels.
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