Je ne suis pas juste coach d’aidants. Je ne suis pas juste coordinateur d’autonomie. Je ne suis pas juste prestataire d’aide administrative à domicile (SAP).
Je suis les trois à la fois. Et c’est précisément cette combinaison qui fait toute la différence.
Laissez-moi vous raconter pourquoi.
SCÈNE 1 : L’aidante épuisée qui ne sait plus par où commencer
Marie m’appelle, au bord des larmes. Sa mère de 82 ans, Alzheimer, vit encore chez elle. Marie travaille à temps partiel, gère tout seule, s’épuise. Elle a entendu parler de l’APA, de la MDPH, des auxiliaires de vie, mais elle ne sait pas par où commencer. Elle n’a plus de temps. Plus d’énergie.
Si j’étais juste coach : Je l’écouterais, je la soutiendrais émotionnellement, je l’aiderais à prendre conscience de son épuisement. Mais je la renverrais vers d’autres pour l’administratif.
Si j’étais juste coordinateur d’autonomie : J’évaluerais les besoins, je proposerais un plan d’aides, je coordonnerais les intervenants. Mais je passerais peut-être à côté de sa détresse émotionnelle.
Si j’étais juste SAP administratif : Je remplirais ses dossiers MDPH et APA. Efficace, mais sans vision d’ensemble de sa situation.
Mais parce que je suis les trois :
- J’écoute d’abord Marie. Vraiment. Je mesure son épuisement, je légitime ses émotions, je nomme ce qu’elle vit.
- J’évalue ensuite la situation globale avec mon œil de coordinateur (et mon background médical MPR) : quels besoins maintenant, quels besoins dans 6 mois ?
- Je m’occupe concrètement de l’administratif : je remplis les dossiers, je les envoie, je relance. Marie n’a rien à faire.
- Je l’aide à recruter une auxiliaire de vie en gré à gré (meilleur rapport qualité/prix), je rédige le contrat, je gère la paie avec le CESU.
- Je coordonne ensuite tous les intervenants dans la durée : auxiliaire, kiné, infirmière, médecin.
- ET je reste son coach : je veille à ce qu’elle ne s’oublie pas, j’anticipe les moments de tension, je prépare les décisions difficiles (placement, fin de vie…).
Résultat ? Marie a UN interlocuteur unique qui gère tout, de l’émotion à l’organisation, de l’administratif à la coordination. Elle peut enfin souffler.
SCÈNE 2 : Le fils qui vit à 300 km et culpabilise
Thomas vit à Lyon, son père dépendant est à Lille. Il fait des allers-retours épuisants, prend des jours de congé, gère à distance les auxiliaires, perd pied avec les dossiers administratifs. Il culpabilise de ne pas être assez présent.
Si j’étais juste coach : Je travaillerais sur sa culpabilité, sur l’acceptation de ses limites. Utile, mais insuffisant.
Si j’étais juste coordinateur : Je prendrais en charge la coordination des intervenants à Lille. Mais qui gère l’administratif ? Et qui soutient Thomas émotionnellement ?
Si j’étais juste SAP : Je m’occuperais des papiers. Mais Thomas resterait seul avec sa charge émotionnelle et organisationnelle.
Mais parce que je suis les trois :
- Je deviens le « Thomas de terrain » à Lille. Je suis les yeux, les oreilles, les mains de Thomas sur place.
- Je coordonne tous les intervenants, je veille sur son père, je l’informe régulièrement.
- Je gère toute l’administratif (renouvellements APA, dossiers médicaux, courriers, déclarations…).
- Je recrute et encadre les auxiliaires de vie en gré à gré (plus économique et plus stable qu’une agence).
- ET je coache Thomas : je l’aide à accepter qu’il ne peut pas tout faire, à construire une relation différente avec son père, à préparer les étapes suivantes.
Résultat ? Thomas peut vivre à Lyon sans culpabilité paralysante. Il reste fils, il ne joue plus au gestionnaire de crise permanent.
POURQUOI CETTE TRIPLE CASQUETTE CHANGE TOUT
1. L’aidant a UN seul interlocuteur Plus besoin de jongler entre le psychologue (pour l’écoute), le service d’aide à domicile (pour les auxiliaires), le travailleur social (pour l’administratif), le coordinateur (pour l’organisation)…
C’est moi. Un numéro. Un interlocuteur qui connaît toute la situation.
2. Rien ne se perd dans la transmission Quand je remplis un dossier MDPH, je sais exactement quoi mettre parce que j’ai ÉCOUTÉ l’aidant, que j’ai ÉVALUÉ la situation avec mon œil médical MPR, et que je COORDONNE les intervenants au quotidien.
Je ne remplis pas un formulaire. Je raconte une situation que je connais intimement.
3. J’anticipe au lieu de subir Parce que je suis à la fois coach, coordinateur et gestionnaire administratif, je vois venir les problèmes avant qu’ils n’explosent :
- L’épuisement de l’aidant (œil de coach)
- L’évolution de la dépendance (œil de coordinateur médical)
- Les échéances administratives (œil SAP)
- Les tensions avec les auxiliaires (œil coordinateur RH)
4. Je personnalise tout Le gré à gré, c’est plus complexe qu’une agence… mais c’est aussi plus humain, plus stable, plus économique.
Parce que je suis à la fois coach, coordinateur et SAP, je peux accompagner ce mode de fonctionnement de A à Z :
- Aider l’aidant à définir ses besoins (coach)
- Rédiger l’annonce, recruter, former l’auxiliaire (coordinateur)
- Gérer contrat, paie, congés, URSSAF (SAP)
- Maintenir la relation dans la durée (coach + coordinateur)
5. Je respecte l’aidant dans toutes ses dimensions L’aidant n’est pas qu’un gestionnaire de dossiers. L’aidant n’est pas qu’une personne en souffrance émotionnelle. L’aidant n’est pas qu’un coordinateur d’intervenants.
L’aidant est tout ça à la fois. Donc moi aussi.
MA CONVICTION PROFONDE
Les aidants n’ont pas besoin de 5 professionnels différents qui ne se parlent pas.
Ils ont besoin d’UN professionnel qui :
✅ Les ÉCOUTE vraiment (coach)
✅ ORGANISE tout (coordinateur)
✅ GÈRE l’administratif (SAP)
✅ Les SOULAGE durablement
C’est exactement ce que je fais. Et c’est pour ça que ça marche.
ET VOUS ?
Aidants : avez-vous déjà eu l’impression de jongler entre trop d’interlocuteurs qui ne se parlent pas ?
Professionnels de l’accompagnement : pensez-vous qu’il faut au contraire rester spécialisé sur un seul aspect ?
Je suis curieux de vos retours.
