La réforme vise l’égalité de traitement, mais l’égalité d’accès reste une préoccupation. La réalité du terrain est que les zones rurales souffrent d’un manque criant de professionnels et de revendeurs spécialisés. La loi de 2019 sur la mobilité (LOM) a tenté d’améliorer l’accessibilité des transports, mais l’accès aux services de santé et aux équipements reste un enjeu. Comment garantir une prise en charge et un service après-vente de qualité pour une personne vivant loin des grandes villes ? Sans mesures spécifiques pour renforcer la présence de spécialistes en milieu rural, le risque est de voir se creuser les inégalités entre les usagers des zones urbaines et ceux des territoires isolés.
Innovation face à la bureaucratie
Si la réforme promeut l’innovation, un défi de taille demeure : le processus d’évaluation et de validation des nouvelles technologies par les autorités compétentes, comme la Haute Autorité de Santé (HAS), est souvent très long. Un fauteuil roulant équipé d’une nouvelle technologie révolutionnaire peut prendre des mois, voire des années, pour être inscrit à la nomenclature. Ce délai freine l’accès des usagers aux équipements les plus récents et décourage les entreprises françaises de concevoir des produits innovants, car elles savent que la mise sur le marché sera lente. Pour une réforme réussie, il faudrait une révision de ces processus pour concilier la nécessaire rigueur des évaluations et la rapidité d’accès aux innovations.
