Pendant mes années de médecin en médecine physique et de réadaptation, j’ai souvent croisé les aidants familiaux : une fille qui s’occupe de son père, un mari qui accompagne sa femme, un frère qui veille sur sa sœur. Ils portent un fardeau immense, souvent en silence. Ils organisent les visites, s’inquiètent des rendez-vous, surveillent les chutes, vérifient les traitements.
Mais ce que j’ai constaté, c’est que beaucoup s’épuisent. Ils dorment mal, vivent avec une alarme intérieure permanente. Ils ne savent jamais s’ils font assez, ni s’ils font bien. Et ils manquent d’outils, de relais, de coordination.
C’est pour eux que j’ai décidé de changer de rôle. Comme coordonnateur d’autonomie, ma mission est de leur rendre du souffle. Concrètement, je construis des solutions où les auxiliaires de vie prennent le relais de manière organisée et fiable, où la téléassistance agit comme un filet rassurant, et où les familles savent qu’il existe un pilote du parcours.
Avec Jamacare, je propose un modèle où l’aidant n’est plus seul. Chaque planning est clair. Chaque alerte est traitée. Chaque information circule. Les familles savent qui appeler, à qui faire confiance.
Je n’ai pas renoncé à ma vocation de médecin. Je l’ai déplacée : aujourd’hui, je soigne l’organisation. Parce que derrière chaque organisation claire, il y a une famille qui respire mieux. Et derrière chaque respiration retrouvée, il y a une autonomie préservée.
